Pérou - Bolivie

Prochain voyage selon la demande

Cité du Machu Pichu dans les Andes

Indiens Ouros sur le lac Titicaca

Voyage 2005

Pour respecter l'authenticité et l'énergie de ce voyage, les photos ci-après ne sont pas issues de cartes postales mais ont été prises par les participants au cours de notre périple.

Le plus haut aéroport du monde, La Paz 4200 m

Tissage arc en ciel, au fond Cuzco " Le nombril du monde "

Voyage 2004

Notre groupe était composé de 25 personnes. Nos pas ont été guidés en Bolivie par Mariano qui a 75 ans, le gardien des lieux de Tiahunaco et au Pérou par Fernando, un haut initié dans la tradition Inca. Ce fut le grand beau temps en Bolivie (sècheresse exceptionnelle) et il y eut quelques ondées au Pérou
(avant la saison des pluies).
Merci à Eric pour le repérage préparatoire et pour sa traduction pertinente. De nombreuses cérémonies et prières ont ponctué ce voyage pour honorer ces terres sacrées et nos ancêtres. Merci encore aux rapaces et au double arc en ciel du Machu Picchu qui ont salué notre passage...et n'oublions pas le rituel du versement des eaux d'Hawaï dans le lac Titicaca pour renforcer la spirale énergétique entre ce lac et le volcan Haleakala. L'esprit "dauphin" a ainsi rejoint celui du "condor", symbole d'union des peuples racines de notre Terre.

Bolivie : Mariano, prêtre de la tradition Aymara

Pérou : Fernando, le " guide des guides ", qui a gardé la mémoire Inca, au fond l'axe énergétique du Machu pichu le Putucusi

Notre groupe au Machu Pichu

Péruvienne filant de la laine

Philippe et Eric au sommet du Waynapicchu ( voir les 7 plumes de l'aigle)

le train mythique des Andes

Les indiens Ouros sur leur île en jonc, réfugiés des Incas depuis 2000 ans

bateau en jonc ( durée de vie : 3 ans)

Mariano devant la pierre sacrée du temple de l'île du soleil

lever de soleil sur le lac Titicaca ( au dessus de la cité d'or au fond du lac...)

Bolivie : le monolithe de Tiwanaku dans le temple de Kalasasaya

recherches archéologiques à Tiwanaku (loin d'être terminées...)

Témoignage de Régor

C'est avec le plus grand plaisir que je laisse la plume à notre conteur Régor. Amoureux de la Terre, il s'est fait le cadeau de fêter ses 70 ans au bord du lac Titicaca.
Un bien bel exemple...


Texte écrit par Régor:

De La Paz au Machu Picchu,
le coeur de la Cordillère des Andes et le culte du Soleil.
Après des heures d'attente, l'avion décolle de Sao Paulo. Je jouis par le hublot d'une vue extraordinaire. L'immense plateau brésilien déploie ses champs assemblés comme les pièces immenses d'un gigantesque patchwork aux dominantes rouges, parcourues par des serpents de bitume. Par endroits, quelques brumes sous lesquelles apparaissent les courbes élégantes que tracent, dans les campos, le Parana et ses affluents ; ailleurs des masses de nuages cotonneux. Plus loin, le Paraguay, entouré d'une coulée verte, dessine des orbes étranges, souples comme les calligraphies arabes qu'elles gravent sur cet immense parchemin. Seuls les dieux des sommets des Andes peuvent déchiffrer cette écriture que l'érosion imprime sur la Patchamama, la Terre Mère... Etangs, rivières, cultures, forêts, collines aux croupes érodées jonchent un plateau interminable. Aridité ensuite de la sierra jusqu'à Santa-Cruz, où l'on revoit les mêmes orbes ensablées des cours d’eau bordés de champs étirés en longueur.
Au sud de Santa-Cruz de la Sierra, une barrière montagneuse en dents de scie émerge des nuages. Je songe aux premiers conquérants de la traversée des Andes, à Guillaumet surtout, dont l'exploit est encore légendaire, sans doute pour avoir lu cette communication télépathique :
"Filière Cordillère des Andes..."

Se concentrer et se documenter sur tout le trajet de la première traversée aérienne de la Cordillère des Andes... car c'est avec l'Aide Télépathique Extra-Planétaire que la voie a été ouverte, et le fait de rechercher le parcours-itinéraire vous fera apprendre beaucoup de choses !
Il convient de penser, particulièrement, au passage du lac “Laguna di Diamante”, en forme d'huître... A cet endroit, les tourbillons telluriques sont très puissants parce que les courants telluriques sont renforcés, au plus haut point, par le pouvoir attractif de la Cordillère. C'est pour cela que les avions, subissant cette attraction, se fracassaient implacablement dans l’abîme.

Notre Aide a consisté à établir et à dynamiser, en ce point infranchissable jusqu'alors, un juste Equilibre des Forces Telluriques par rapport aux Forces Aériennes Cosmiques, ce qui a eu pour effet de diminuer la puissance d'attraction magnétique de la roche et de libérer “l’engin volant” de ce pôle attractif. Ceci a permis au pilote de persévérer jusqu'à la vue du lac qui lui avait été indiqué, télépathiquement, par un “intermédiaire formel”... Le lac aperçu, la voie était ouverte ![1] »

Est-ce ce “Laguna di Diamante” que j'aperçois plus au sud, parmi d’autres lacs d’un bleu profond ? A l'approche de La Paz, le lac Titicaca est visible à l'horizon nord. Instant d'intense émotion ! Autour de la métropole, des vallées encaissées aux pentes nuageuses, des rivières boueuses en boucles et lacets. Au loin, derrière les montagnes arides, des sommets enneigés. Par endroits, d’autres lacs d’un bleu aussi profond.

Qu'ajoute l’Instructeur du Verseur d’Eau ?
« Tout ce champ d'action de l'Energie-Amour, en passant par la Cordillère des Andes, survolant cette petite étendue d'eau du lac, se prolonge tout le long d'un Parcours Energétique qui peut animer votre Ressenti jusqu'au lac Titicaca qui est un lieu très important et très actif, ainsi que la ville de Tianhuanaco qui lui est proche et qui porte en elle par son double aspect visible et invisible (ville souterraine) l'Energie Animatrice des Liens Interplanétaires. Certains écrits très anciens mentionnent ce fait. L'on peut à travers ces mots découvrir la Vérité, qui elle reste toujours voilée, car sa révélation n'est authentiquement valable qu'à partir du Ressenti.[2] »

De mon hublot, je me nourris de cette Energie-Amour ! Ah ! La Cordillère des Andes ! Il s’agit de s'imprégner de leurs ondes de forme ; elles ont gardé la mémoire de tout ce qui a été produit depuis leur naissance, la mémoire de tant d'empires et de civilisations qui se sont succédés sur ses pentes vertigineuses, mais aussi la mémoire du culte du véritable Soleil qui n'est pas celui de l'époque de la décadence inca, mais celle de l'Age de l'Or véritable. Cet Or n'a rien à voir avec celui que les conquistadors sont venus piller ! Cette Cordillère, épine dorsale du sous-continent, n'a que faire des frontières ridicules qui prétendent la dépecer en états. Sur 8000 km, elle étale tant et tant de sommets infranchissables ! A l'horizon, derrière les collines bossues, ils apparaissent, couverts de neige. Est-ce l’Anacongua, l’Ojos del Salado que domine l'Illimani du haut de ses 6882 mètres ? Au-dessus des cratères tournent des nuages comme des auréoles.

C'est la descente. Les villages et les villes présentent vers le ciel des milliers de miroirs éblouissants dont les éclairs frappent les yeux. Les tôles des toits des bâtisses les plus sommaires rendent ainsi un culte au soleil ! Ces scintillements extraordinaires, dont je ne devine pas immédiatement la cause, provoquent une atmosphère étrange. A l'arrivée sur La Paz, ces miroirs sont des millions ! Sur l'altiplano, une ville fantôme étale le quadrillage impressionnant d'un bidonville immense, sans un arbre, sous une lumière qui provoque des couleurs irréelles, d'un éclat inhabituel, inquiétant. C'est le « La Paz des pauvres », près de laquelle se trouve l'aéroport, le Haut-Placé, El Alto, à 4100 mètres. Le « La Paz des riches », en contre-bas, dans un immense entonnoir de rochers rongés par l'érosion, fut fondé par les Espagnols sur les ruines du village de Chuquiapũ rasé pour la circonstance !

A terre, la sécheresse se fait sentir. Mais par temps de pluie, la boue doit dévaler la pente abrupte en emportant maintes constructions mal enracinées dans une terre ocre. Là, quelques eucalyptus, importés tardivement d'Australie par la colonisation, dressent leurs immenses troncs squelettiques vers le dieu soleil aux rayons brûlants ; leurs branches se desquament, les feuilles lancéolées pendent sans énergie et leur chute stérilise le sol. La ville des riches est à peine moins pauvre que celle du plateau stérile où se trouve l'aéroport. Un tour en bus pour découvrir quelques places où s'ébattent des nuées de pigeons, places ombragées d'arbres andins que bordent de modestes palais et de grandioses églises dédiées par les conquistadors à leurs dieux et déesses que les Aymara et les Quechua des hautes terres surent adopter sans renier leurs coutumes ancestrales. Nous revenons à pied jusqu'à l'hôtel, traversant le marché et les quartiers populeux, des souks immenses, semblables à ceux que l'on trouve partout dans le monde, mais avec une population andine débonnaire, souriante, affairée cependant pour assurer la survie quotidienne.

Il est difficile de respirer. Nous sommes à plus de 4000 mètres et nos poumons demandent plus d'oxygène. Fatigue aussi de près de 24 heures de voyage depuis Paris.
Le soleil disparaît très vite au crépuscule sous les tropiques.
Le lendemain, à l'heure où la ville s'éveille, je parcours avec un ami les rues et les ruelles du quartier. Que de gens besogneux portant des charges énormes, le teint cuivré, le visage fermé et, pour nous qui ne savons pas le déchiffrer, impénétrable ! Ils semblent réservés, méfiants et taciturnes. J'apprendrai au fil des jours à voir aussi leur joie de vivre, à lire l'humour dans leurs yeux bridés ! Les femmes Quechua portent encore l'empilement des jupes traditionnelles qui leur donne une apparence de cloche et leurs étranges chapeaux melons, noirs ou bruns, qui semblent tenir en équilibre comme par miracle. Elles installent leurs étals pour vendre souvent de bien maigres choses, indifférentes en apparence aux étrangers que nous sommes, à moins qu'elles ne leur proposent timidement souvenirs ou marchandises. Ekkeko, l'antique dieu de la chance, ne sourit pas à tous !

A l’aéroport, l'accueil de Mariano, Nelson et Alberto, gardiens Aymara des lieux sacrés, a été très sympathique ; ils nous ont distribué des feuilles de coca pour lutter contre le soroche, ce mal insidieux des hauteurs qui donne maux de tête, malaises et insomnies. Durant deux semaines, nous mâcherons plusieurs fois par jour les petites feuilles dentelées de l'Erythroxylon Coca comme disent les savants ! Leurs feuilles ont redonné la force à Marie exténuée lors de sa fuite en Egypte, selon la légende inventée par les missionnaires espagnols pour séduire les indiens ! Mais, sur leurs consommateurs, a pesé inutilement la menace de l'excommunication ! A voir nos amis boliviens, on ne peut dire que la consommation de la coca rende, comme je l'ai lu dans un guide, apathique, ni qu'elle entraîne dans une profonde indifférence et qu'elle vide la tête de toute pensée ! Il me faut cependant respirer très vite autrement, utiliser les pranayamas pour compenser le manque d'oxygène, dès que la pente est un peu raide.
Nos guides, ces hommes, petits, trapus, observateurs en diable, d'une gentillesse et d'une prévenance extrême, d'une robustesse à toute épreuve, vont nous accompagner toute cette semaine sur les sites boliviens où a pris racine ce que l'on a appelé l'empire inca. Avec eux, Eric, le traducteur ; il nous a précédés de quelques jours pour finaliser le parcours.
Nous partons tôt le lendemain en bus pour le temple du soleil de Tiwanaku, à travers les collines arides. Nous sommes dans un univers minéral. Les hommes d'ici, les gardiens des ruines sacrées, ont du minéral en eux. Tous les chamans le savent, les pierres vivent, « les pierres entendent, elles flairent, elles voient, elles palpent, non pas à ta manière, à leur manière. Elles connaissent leur poids de poussière et ne s'en émeuvent pas. C'est là leur sagesse. Elles savent aimer, haïr, espérer. Elles ont une âme, un coeur différent du tien mais ce sont tout de même une âme et un coeur.[3] » Ceux à qui elles ne parlent pas ont un coeur de pierre ! Quelle erreur de croire que le minéral ne vit pas ! Ne faut-il pas se connaître minéral, végétal, animal pour être un humain véritable, en reliance avec tous les autres règnes de la création ? Qui n'a jamais ramassé un caillou, attiré par une vivante beauté, une force mystérieuse, un appel profond ? « Si vous aimez les choses, elles viennent, elles vous parlent, elles se mettent d’elles-mêmes à votre service. L'amour que vous donnez à un caillou provoque l'amour, l'éveil de l'amour endormi dans ce caillou, parce que dans toutes choses il y a de l’amour endormi, du désir d'échange, des désirs de gratitude qui n'attendent que d'être éveillés.[4] »
Le long de la route, quelques maisons de terre entourées de maigres cultures. Non loin d'elles, un coyote détale, quelques chiens à ses trousses.
A Tiwanaku, nous visitons d'abord le musée devant lequel la grande stèle dressée, ramenée de Cusco, fait la fierté de ceux qui ont obtenu sa restitution et son retour sur le lieu où elle a été pillée. Comme partout, le musée est un lieu mort où les objets ne sont plus à leur juste place, déportés qu'ils sont dans ces lieux anonymes. Certes, ils sont beaux, émouvants, mais les sculptures ne peuvent donner la plénitude de leur radiance, bien que les Gardiens des Lieux ici aient fait au mieux, et qu'ils continuent leurs rituels et salutations traditionnels pour honorer ces objets sacrés. Ainsi Mariano, discrètement, jette sur chaque stèle un peu d'eau ou d'alcool, je ne sais, comme pour la bénir.
Le site du temple du soleil, immense espace entouré de barbelés comme un camp de concentration, pour éviter les pillages certes, est impressionnant. La ville s'étendait sur 450 000 km2 qui furent pillés méthodiquement jusqu'en 1940. Une immense migration partie de Mongolie il y a 25000 ans franchit le détroit de Behring pour aboutir sur ce plateau perdu des Andes. Quel instinct les a amenés là ? Quelle fut effectivement leur manière d'être, de vivre ? Que peut-on savoir de cette époque reculée ? Le Temple du Soleil, lui, date seulement du 1er siècle avant J.-C ; il fut agrandi VIIe siècles plus tard et devint un lieu de pèlerinage. La ville fut ensuite abandonnée sans que l'on sache pourquoi jusqu'à l'arrivée des Incas.
Nous sommes là, à l'aube de leur civilisation, aux temps premiers des pierres dressées. Quelles mémoires ont-elles gardées ? Des murs cyclopéens cernent des cours rectangulaires dont les enceintes sont faites d'énormes pierres jointes sans mortier ni ciment, polies par le patient frottement du sable le plus dur mélangé au bronze et à l'or.
Quelle ne fut pas la ténacité de ceux qui les extrayèrent, les taillèrent, les charrièrent sur des plans inclinés en les poussant sur des rondins de bois dur, pour les dresser là ! Tâche titanesque, que les Espagnols jugèrent impossible aux humains et qu'ils attribuèrent... au diable pour justifier inquisition et génocide ! Encastrés dans l'un des murs, d'immenses menhirs, des stèles carrées, ont été dressés vers le ciel, monolithes impressionnants, avant que le mur, plus bas, ne vienne fermer l'espace. Ailleurs, des têtes sculptées dépassent des murs, coiffées d'une toque ; les yeux sont globuleux, les nez épatés, les bouches stylisées par des lèvres dessinant de longs ovales. Je pense aux sculptures extérieures de nos églises romanes. Ailleurs encore, d'autres pierres couchées, ancêtres de nos autels. Tout est orienté en fonction du soleil. La stèle du dieu primordial dressée devant la porte du Soleil est située dans l'axe du lever du soleil au solstice d'été, le 21 décembre, et les rayons de celui-ci éclairent à ce moment-là l'autel. Dans ces ruines, la pyramide d'Akapana est l'oeil de la tête de jaguar. Lorsque cet animal à quatre yeux, il signifie la clairvoyance. Son énergie symbolise aussi celle de l'ancêtre mythique Viracocha ou Wiracochan, l'Ancien des Anciens, le Dieu créateur, gardien et dépositaire du feu qu'il inventa tout comme le filage du coton et les premières industries[5].
A quand peut remonter le culte du Soleil ? Nul ne sait, mais une peinture rupestre du jaguar a été découverte en bordure de la forêt orientale de Cusco, à Lones, et remonterait à 2000 ans avant J.-C. ! Le jaguar - certains disent le puma bien que celui-ci ne vive qu'en Amérique du Nord, est une divinité chtonienne, expression supérieure des énergies souterraines. La gueule du jaguar dévore le soleil à son couchant. Durant la nuit, il devient donc une divinité solaire et représente alors le soleil noir. Il est appelé Coeur de la montagne et règne en maître sur les animaux sauvages et les tambours. Qui a compris pourquoi Mariano et Nelson ont offert à chacun de nous, en pendentif, un soleil de lave noir ?
Y a-t-il eu sur ce haut plateau andin, dans les temps reculés, un Age d'Or où avait lieu le véritable culte du Soleil, le Soleil de tous les Soleils, le Soleil du Coeur, celui qui ne fait pas d’ombre, le Soleil de la Vérité qui est « absence de dualité »[6]. C'est le Soleil radiant de l’Amour, Source de toute Vie, de toute Energie, de toute Intelligence, le Soleil de l'Esprit, Celui que chante Al-Hallâj, le martyr mystique de Bagdad :
« Un jour se leva le Soleil de celui que j'aime,et Il ne connut pas de couchant car, si le soleil du jour se lève de la nuit,le Soleil du Coeur ne s'absente jamais. »
De ce Soleil, l'astre du jour n'est qu'un reflet, une image.
Il y eut au début des temps, une langue « adamique », la loghah sûryâniyah, qui « est proprement, suivant l'interprétation qui est donnée de son nom, la langue de l'“illumination solaire”, shems-isrâquyah ; en fait Sûryâ est le nom sanscrit du Soleil...[7] » Les lointains ancêtres des Aymara et des Quechua venaient d’Asie !
Le soir, nous avons dormi sur place, dans un hôtel plus que simple, pour participer à un rituel organisé par nos amis les chamans boliviens, en cette nuit de pleine lune. D'abord, ce furent des danses de terre, avec toute une troupe d'hommes en costumes traditionnels, au son des tambours, des flûtes droites, les quena aux sons aigres, et des conques marines.
Les Aymara jouent encore de cet instrument que le jaguar nocturne porte sur son dos et qui symbolise la lune. Parfois, les tambours se font plus discrets, laissant percer les sicuri, les flûtes de pan, allègres et envoûtantes. L'énergie de la danse contente la Patchamama. Quelle joie de danser en cercle en s'enracinant dans la Terre-Mère ! Puis il y eut le feu projetant ses gerbes d'étincelles de la Terre vers le Ciel. Tout cela attira les curieux ; femmes et enfants se mêlèrent aux danses avec une joie et une simplicité évidentes.
Dans la salle du restaurant, nous nous retrouvons tous autour de la grande table pour manger ensemble, en esprit de communion, les feuilles de coca. Ce rituel s'appelle l'akulli ; il porte un nom différent de celui qui signifie « manger les feuilles de coca seul ». Il y eut ensuite les offrandes à la Patchamama. Mariano officiait ; Nelson nous distribua les offrandes à déposer, d'abord pour le Soleil, puis pour la Lune. Devant ce prêtre antique, coiffé du chapeau de paille qu'il ne met que lorsqu'il est dans sa vocation spirituelle, s'étale un tissu traditionnel quechua aux couleurs vives ; dessus, une feuille de papier. Nous vînmes un à un déposer là, tour à tour, des feuilles de coca, du suif, des sortes de sucreries, des plaques illustrant des situations humaines, des petites grenouilles et d'autres choses. Pour terminer, Mariano mit sur les offrandes des paillettes d'or. Cette lente procession dura longtemps. Le tissu fut noué, puis le cérémonial recommença pour les offrandes à la Lune qui furent cette fois recouvertes de paillettes d'argent. Tout le monde sortit dans la cour, les chamans disposèrent des petites bûches de bois empilées et sortirent les offrandes des tissus pour les y déposer. Ils versèrent de l'essence et mirent le feu. Le lendemain, les restes calcinés furent religieusement enterrés sous le pavage de la cour. Ce fut simple, émouvant, d’une beauté prenante, quelque chose d'intemporel.
Au matin, promenade dans les cultures en bordure des maisons parsemant cette immensité plate, couverte de graminée couleur paille. Des traces de gelée blanche ; la nuit fut froide. De petits oiseaux à huppe volètent partout ; ils ne connaissent pas les barbelés et les frontières !
Nous partons en bus pour Copacabana, la cité sacrée, sur les bords du lac Titicaca, longeant d'abord le lac Ulnamarca qui communique avec le lac Titicaca par un étroit goulet ; le bus le franchit en barge tandis que nous montons dans un bateau.
Les pentes de la Cordillera Real sont impressionnantes. La route en lacets grimpe le long d'à pics impressionnants, de pentes désertiques. C'est la sécheresse ; les maigres touffes d'herbe jaune de la puna sont disséminées sur de vastes étendues où sont éparpillés moutons, lamas et vaches ; parfois des enclos de pierres près des villages. Les paysans utilisent encore un simple araire de bois tiré par deux taureaux ; la terre se soulève avec la chaquitaclla, une lame étroite et plate qui permet de soulever la terre pour déposer un tubercule sans rien retourner, sans doute pour éviter l'érosion lors des pluies torrentielles. Au bord du lac se dressent les chullpas, tours funéraires circulaires abritant les momies des dignitaires, évidemment plus hautes que celles des paysans !
Le lac Titicaca était, dans une lointaine époque, celle de l'Age d'Or probablement, en lien avec la planète Vénus - celle dont la planète Vénus de notre ciel est une projection, un hologramme. Karuna cite une lettre reçue par elle : « Il y a quelques jours, je suis tombée par hasard sur un article sur Vénus dans une revue scientifique. J'ai pu lire que la planète dessinait un pentacle. Le pentacle correspond aux cinq positions de Vénus dans le ciel (..)
De plus, j4avais trouvé l4an dernier une pierre noire. Je l4ai montrée à la fac. On m’a dit qu’on ne trouvait ces pierres noires qu'au bord du lac Titicaca, en Amérique du Sud.
Or c'est aux alentours du bord du lac Titicaca que se rencontrent de nombreuses légendes sur Vénus et une peinture ancienne représentant Vénus et la Terre reliées par des lignes.
Ces fameuses pierres noires seraient peut-être des morceaux de la planète Vénus.[8] »
Certains en ont rapportées ; des aérolithes, à coup sûr. De telles pierres noires se trouvent en France à Ussat, en face du mont Vénus... Tout cela laisse songeur !
Copacabana, petite ville de villégiature avec sa plage, ses hôtels et terrasses en bord du lac, est dominée par des pics aux rochers érodés, des amas rocheux impressionnants. Elle est située entre deux pains de sucre, l'un christianisé et marqué de la croix, l'autre encore païen, où nous irons le troisième jour pour un autre rituel, après avoir découvert les îles du Soleil et de la Lune.
Quelques heures de bateau nous amènent à la première île. Une courte escale sur une plage où les femmes lavent jupes, châles, couvertures et vêtements aux chaudes couleurs ; elles les mettent à sécher sur le muret de pierres qui enclot la pâture où quelques ânes, des moutons et des lamas broutent paisiblement une herbe rare. Quelques barques de pêche sont amarrées. L'île est peuplée de cultivateurs et de pêcheurs. Comme partout, les collines ont été taillées en gradins pour être cultivées. Nous repartons en bateau pour l'extrémité de l'île où se trouve l'emplacement du Temple du Soleil. Le guide local nous conduit dans les ruelles du village, puis par un chemin montant à travers champs, bordé de plantes de toutes sortes. Il nous en montre plusieurs en nous indiquant pour quoi elles sont utilisées traditionnellement. Ici, pas de médecin ! Les plantes subviennent à tout et les guérisseurs connaissent encore les soins traditionnels.
Nous arrivons au Rocher du Jaguar nommé Titi-Kak ; il donna son nom au lac le plus haut du monde, cette mer des Andes de 8 300 km2 d'eau douce. Il est véritablement impressionnant ; la tête du jaguar est nettement visible dans le rocher. Mariano, Nelson et leur acolyte le bénissent, l'asperge d'alcool, assumant ainsi leur fonction traditionnelle. Lorsque je m'approche du rocher, je ressens une énergie intense comme jamais je n'en ai ressenti dans d'autres Hauts-Lieux pourtant très chargés. Si le lac Titicaca est le centre énergétique de cette Cordillère des Andes, ce rocher en est le point fort ; là nous sommes sur un axe cosmo-tellurique extraordinaire, un axe du monde plus impressionnant encore que ceux du Mont-Saint-Michel en France ou de Védra à Ibiza. Là, Viracocha a crée l'Univers, la terre, la lumière, les animaux et l'homme ! Et Manco Capac, le premier homme, est sorti, le bras droit levé, de ce lac !
De jeunes touristes, boliviens ou péruviens, escaladent le rocher sacré. Cela ne dérange en rien nos chamans. Sur le grand autel dressé en plein air devant le Titi-Kak , nous nous réunissons en cercle pour un rituel à la Patchamama ; après l'Akulli, nous nous donnons l'accolade. C'est un long moment d'intense émotion.
Partout où nous irons par la suite, nous retrouverons ces jeunes touristes, des lycéens boliviens ou péruviens à la recherche, certes un peu exubérante, de
leurs origines. Au Pérou plus particulièrement, les adolescents se paient, grâce
à la vente d'artisanat ou par le gain de petits services, ces voyages, patronnés par l'enseignement pour partir à la quête de leur culture ancestrale, celle des Incas, et retrouver la fierté d'un passé millénaire. C'est un effort touchant, surtout en Bolivie, dans
un pays si pauvre et si démuni, et prometteur d'avenir.
Un peu plus loin sur le flanc de la colline, au-delà du rocher, il y a les ruines de Chincana, le temple solaire avec la grotte adjacente, un palais et un cloître ; tout cela forme un véritable dédale de salles et d'escaliers car les niveaux sont différents ; leurs fenêtres dominent l'île d'une manière impressionnante. Dans toutes les Andes, la Fête du Soleil, l'Inti Raymi correspond au solstice d'hiver.
En redescendant, au-dessus de ma tête, un aigle noir plane longuement ; c'est l'oiseau céleste dont l'énergie vient compléter celle du jaguar. Celui-ci est aussi céleste puisqu'un mythe raconte que le dernier des jaguars, après leur extermination par l'homme, a trouvé refuge dans la lune qui le cache et le protège. C'est depuis ce temps-là que ces félins sont devenus nocturnes... Je reviens du nord du Québec et je sais que se noue actuellement l'alliance de l'Aigle et du Condor, des Indiens du Nord et du Sud ; ils conjuguent leurs forces au service de la Terre Mère.
Le lendemain, le même bateau nous mène sur l'île de la Lune, située en face de celle du Soleil. Nous accostons près du village et nous sommes assaillis gentiment par une horde de femmes et d'enfants vendant des souvenirs. Le gardien du lieu nous guide pour escalader le flanc de la colline jusqu'à la grande cour rectangulaire du Temple de la Lune dont la façade, sans doute restaurée, est encore grandiose. En face d'elle et sur les côtés de cette cour, des murs et des habitations en ruine. Des fouilles pourraient dégager davantage ce lieu qui fut plus étendu qu'il ne paraît. Alors que le guide, relayé par Eric le traducteur, explique que, jadis, l'île était interdite aux hommes et que les prêtresses qui habitaient ce Temple étaient des vierges consacrées au culte, je suis pris par une impression extraordinaire, celle d'avoir vécu là il y a très longtemps, des millénaires sans doute, une existence de prêtresse occupée à filer le fil de vigogne pour tisser les vêtements sacerdotaux des grands prêtres ! C'est un « ressentir » qui n'a de valeur que pour moi. Quelque chose est inscrit dans ma mémoire cellulaire qui a trait à ce lieu. D'où cela provient-il ? D'une continuité de conscience, c'est certain. Devant les ruines situées en face du temple lunaire, je vois une longue pierre cylindrique sculptée qui était jadis l'objet d'un culte phallique. Une autre participante a vécu là, elle aussi, à cette époque ; elle fut ma compagne en des temps moins anciens sur des terres celtes ou viking ! Tant de mystères s'inscrivent dans l'Illusion où nous sommes immergés, dans le rêve que nous traversons, dans cette Manifestation si extraordinaire et si mystérieuse...
Dans sa vocation première, cette île n'était nullement interdite aux hommes. Ceux-ci construisirent et entretinrent ce temple ; ils s'occupaient des cultures vivrières, assuraient les allées et venues en bateau, allaient à la pêche et mille autres choses. La virginité physique n'avait aucun sens[9] au temps de cet âge d'or, ou à tout le moins d'argent. Si elle fut imposée par la suite, ce ne fut qu'à une époque où la connaissance traditionnelle était perdue, celle de la décadence inca correspondant à la plus grande puissance apparente de son empire. Tant de légendes ne reposent sur rien, interprétations des conquérants qui projetaient leurs maladies mentales sur des traductions approximatives, sur des faits et des notions qu'ils ne pouvaient ni ne voulaient d'ailleurs comprendre ! Ou bien perte de la connaissance par ceux qui répètent de génération en génération ce qu'ils ne comprennent plus et réduisent tout à leurs limitations.
De retour à l'embarcadère, nous longeons la côte à travers galets et éboulis, sous la conduite de Mariano. Il s'arrête, inspiré par la Patchamama, près d’un grand rocher qui a arrêté sa chute juste au bord de la mer. Nous ferons là un rituel, mariant les eaux des îles Hawaï à celles du lac Titicaca, ainsi que celles de l'Océan Indien, unissant l'énergie du dauphin à celle du jaguar. Après avoir mangé rituellement les feuilles de coca ensemble une nouvelle fois, nous formons deux cercles, les pieds dans l’eau. Le cercle des femmes est entouré par celui des hommes. Instant d'union totale entre nous, mais aussi avec les éléments, avec la Terre-Mère et le Ciel-Père, avec le cosmos, avec le Tout de la vie manifestée. Sur le rocher une ligne blanche très visible dessine comme une carte de géographie. Mariano y voit la carte de la Bolivie ! La Mère Terre n’a que faire des frontières artificielles tracées par les fantasmes humains ! Chacun de nous, même inspiré, peut ainsi laisser ses notions dévier l'inspiration qui le traverse. Mon « ressentir » me fait dire que c'est là le plan du Temple de la Lune ! Cela n'est peut-être qu'une projection aussi ! Par contre, en haut du rocher, dans le creux, se voit très distinctement la gravure du jaguar ! Je l'ai montré à Mariano et aux autres...
Certains rejoignent l'embarcadère par le rivage ; d'autres, plus aguerris, escaladent le flanc abrupt de l'île par le sentier des bergers pour jouir d'un paysage pour moi particulièrement émouvant, surtout lorsque, suivant la ligne de crête, nous redescendons le long du Temple des prêtresses de la Lune.
Lorsqu'on visite l'église de Copacabana, on est frappé par la beauté du coeur. Il ruisselle d'or, symbole du Christ solaire. En son centre, la statue de la Vierge Marie, les pieds sur le croissant de lune, est sur un fond argenté. Ainsi les nouvelles divinités imposées par les conquérants catholiques, sont-elles et solaire pour la voie directe, et lunaire, par la réflexion du soleil, pour ceux qui ne peuvent, comme saint Jean dont l'animal totémique est l'aigle, regarder le soleil en face, contempler le Soleil de la Vérité ! L'église est assimilée par les Indiens des îles du lac au dieu tutélaire, au Malku, et la vierge à la Patchamama. Il ne peut en être autrement, comme le fait que les nouvelles religions ne peuvent s'installer valablement que sur les points énergétiques où avaient lieu les cultes de leurs prédécesseurs, l'important, l'essentiel étant non les croyances toujours changeantes et instables, mais l'Energie-Amour qui crée à chaque instant ce monde des formes éphémères et dont l'intensité est particulière en ces points d’acupuncture de la Terre. De là, les ondes de forme modèlent les paysages et donnent leurs particularités aux végétaux, aux animaux et aux humains...

Le troisième jour, nous montons en silence pour escalader le pic rocheux qui domine Copacabana ; nous sommes les uns derrière les autres, nous imprégnant de l’énergie du Serpent en suivant le parcours sinueux d’un sentier malaisé ; le manque d’oxygène oblige à prendre son temps et à être conscient de chaque pas. Nous nous arrêtons au milieu d’éboulis rocheux impressionnants. Là se trouve le lieu de culte traditionnel, ancestral, où Mariano et ses adjoints vont une nouvelle fois officier. Le gardien des lieux s’est joint à nos chamans. Deux fines et longues roches se dressent vers le ciel, dominant le lac Titicaca, d’un bleu turquoise. Les arêtes rocheuses ont été retaillées par des mains humaines, une troisième roche plate les soude l’une à l’autre en un axe horizontal dont la hauteur repère la position du soleil levant au solstice d’été. Une nouvelle fois, nous faisons des offrandes à la Patchamama ; elles seront ensuite brûlées, comme à Tiwanaka, sur un bûcher et les cendres enterrées à la base d’un rocher. De telles cérémonies en plein air, sur les sites même où viennent les touristes, ne choquent nullement ici. Nous jouissons d’une liberté tranquille que nous ne pourrions avoir en France où la pensée unique tend à réprimer tout ce qui la dérange, et où le sectarisme des tenants du pouvoir se manifeste par une inquisition rampante et une intolérance dommageable.

Nous sommes quelques-uns à escalader l’amas rocheux jusqu’à son sommet. Petit exploit tant le souffle nous manque ! Nous découvrons alors tout un bestiaire figé dans la roche : singe, crocodile, éléphant, condor, têtes énormes indéfinissables ! L’énergie dans ce point est d’autant plus grande que, comme ailleurs, les lieux sont respectés, reconnus et qu’un échange d’énergie se fait entre l’homme, la roche, le soleil, le lac et le ciel, les étoiles aussi. L’unité de tout est palpable…

Il faudrait dire aussi rencontres fraternelles, les joies du compagnonnage, les amitiés tissées au cours de cette première semaine entre les participants, les longues litanies de Mariano avant chaque repas, pour demander la protection de la Patchamama, les cadeaux offerts à nos guides chamanes, dont la chouette sculptée par un breton, les occasions de conter aussi, tant et tant d’autres échanges et rencontres… L’anniversaire de l’une ou l’autre des participants…

Copacabana est la fin de la partie bolivienne de ce voyage qui va prendre une autre coloration tout aussi passionnante au Pérou.



Nous partons le lendemain pour Puno où nous arrivons à temps pour sauter dans un bateau et rejoindre les îles habitées par les Ouros, « mi-hommes mi-dieux », comme ils se disent. Dans leur propre langue ils s’appellent Kot-Suňs ; ils refusèrent jadis l’autorité des Incas et se réfugièrent sur le lac où ils habitent encore les îles artificielles formées uniquement de roseaux entassés ! Lorsque les joncs les plus anciens commencent à pourrir, ils ajoutent tout simplement une nouvelle couche à la surface ! Les habitations, les observatoires, les barques sont tressées avec les totoras, nom qu’ils donnent à ces roseaux. Ils vivent en symbiose avec ce milieu aquatique étrange et magique, résistent au froid, à la brume glaciale de la nuit, à l’humidité qui imprègne tout. De quoi vivent-ils ? De la pêche essentiellement qu’ils pratiquent sur des embarcations de joncs ; ils pêchent aussi au cormoran, élèvent des canards. Les femmes, très habiles, fabriquent des tissus et des tapisseries, des broderies remarquables ; beaucoup parlent français. Est-ce parce que, jadis, un français est venu vivre en ce lieu et a révélé au reste du monde leur étrange manière de vivre, unique sur cette terre ? Nous allons d’une île à l’autre, au couché du soleil, dans un trimaran de joncs dont l’avant est tressé en tête de jaguar, utilisant le vent gonflant la voile carrée que les rameurs ont déployée. Sensation d’être emporté dans un monde étrange, impressionnant, par des hommes et des femmes d’une gentillesse extrême, souriants, simples, accueillants. Partout dans le monde, l’Energie de la Terre Mère est imagée par la force d’un animal mythique ! Dans les Andes, c’est le Jaguar, en Europe le Dragon-Vouivre souterrain, en Inde le Tigre, en Chine et au Japon le Buffle...


[1] - PLATON, Karuna – L’Instruction du Verseur d’Eau : Moyens de Communication Inter-Planétaire - Nice : Les Editions de la Promesse, 2000, p. 464.

[2] - Ibidem, p. 465.

[3] - Henri Gougaud – Les Sept Plumes de l’Aigle – Seuil, 1995, p. 144.

[4] - Henri Gougaud – Les Sept Plumes de l’Aigle – Seuil, 1995, p. 43.

[5] - Sur le symbolisme du jaguar, voir J. Chevalier et A. Gheerbrant – Dictionnaire des symboles – R. Laffont – 1982.

[6] - Voir L’Instruction du Verseur d’Eau, op.cit.

[7] - René Guénon – Symboles de la Science sacrée - La science des lettres, Gallimard, 1962, p. 51.

[8] - Idem, p. 466.

[9] - L’être vierge est « vierge de toute notion, y compris de la notion de virginité »

Lama avec au fond Cuzco

Mur de Sacsayhuaman représentant la crinière d'un lama

Jeune fille Ouros

Visages sculptés du temple de Tiwanaku

Philippe remontant un filet de pêche avec les indiens Ouros

Quand l'alliance de l'aigle et du condor, de la terre et du ciel se matérialise par un arc en ciel...Gracias !

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